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HISTORIQUE | |  | | Musée de la Tour d'OstrevantLe musée de ta tour d'Ostrevant est d'abord remarquable par son cadre:donjon des seigneurs de l'Ostrevant datant du XII siècle, remanié au XVI siècle par Chartes Quint puis enfin au XVIII siècle, utilisé comme prison pendant la premiére guerre mondiale et comme point d'appui du 45e RI pendant la bataille de mai 1940. Il abrite de riches collections: les statues de l'Eglise d'Hordain, les oeuvres d'art de l'ancienne église de Bouchain détruite aprés les combats de 1940, un intéressant ensemble d'objets relatant la vie au début du XXme siècle, avec des points forts sur la vie rurale et la construction de péniches en bois. L'intense histoire militaire de la ville (17 sièges et blocus subits) est retracée au travers d'objets (uniformes et armes) et de documents (affiches, photographies dont d'étonnantes photos d'Adolf Hitler entouré de son état major se faisant expliquer la bataille de l'Escaut).
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|  | |  | | Histoire d'Ostrevant | En 880, les rois carolingiens Louis le Jeune, Louis III et Carloman II y signèrent un traité. Un second traité y sera signé en 1178 entre les fils de duc Mathieu Ier de Lorraine pour le partage de l'héritage. Dès 980, les derniers carolingiens sont remplacés par des Robertiens (Capétiens) et Ribemont à une nouvelle famille seigneuriale. " Le premier connu est Hugues I d'Ostrevant (Dictionnaire Historique du Département de l'Aisne " de Melleville) " Son fils, Anselme I, est né avant 1050. Il est qualifié de Comte d'Ostrevent dès 1070, châtelain héréditaire de Valenciennes et seigneur des plus puissantes places fortes du comté de Vermandois, à savoir : Ribemont, Bouchain, Grigny (=Origny Sainte Benoîte). Chef des armées de Richilde de Hainaut, il est tué à Cassel le 22/2/1070 en bataille contre Robert le Frison. " Anselme II, son fils et successeur, dit Barbatus, est dit aussi "de Vermandois" car il agit dans le comté de Vermandois pour le compte d'un de ses parents, Hugues 1° le Grand dit le Maisné, comte de Vermandois et frère du roi de France, Philippe I. Anselme II est le fondateur de l' Abbaye de Nicolas des Près, devenu le beau petit château actuel. Époux d'Agnès de Roucy, Anselme II, a au moins deux fils :
- Godefroid II comte d'Ostrevent, châtelain de Valenciennes, sgr de Bouchain, et
- Hugues II d'Ostrevent dit "Hugo de Valencenis".
Le 27/1/1095, à l'appel d'Urbain II , Anselme II se décide de se croiser et rejoint Hugues de Vermandois; le départ pour la 1re croisade a lieu le 15/8/1096, Anselme y est le bras droit de Godefroy de Bouillon et porte-étendard du Vermandois. Le tournoi d'Anchin de 1096 d'Anselme II est cependant un véritable faux très habile du XVII°s. (Vraie charte "manipulée" par le généalogiste Jean Carpentier, comme l'a été aussi celle d'Alaon un peu plus tard) tout comme le faux "Ordre de la Licorne" inventé entre le XVII & XVIIIe s. Ce sera définitivement prouvé par E.A. Escallier en 1852. Une fois les croisés en Anatolie, Alexis Comnène, empereur grec, ayant joué double jeu avec les turcs, Anselme II lui est envoyé comme ambassadeur, preuve de haute estime et de confiance de Godefroid de Bouillon. Il écrit ensuite deux lettres à l'évêque Manassé de Reims pour l'informer de l'avancée franque et des pertes alliées, la première de Nicée, la seconde d'Antioche. Encerclé par les turc dans cette dernière cité, il y fera le premier une sortie mémorable d'une audace rare qui libèrera un instant les francs, leur permettant de se déployer et de battre l'ennemi. Il est tué le 26 février 1099 au siège d'Archas (Tell Arqa). " Son fils aîné, Godefroid II d'Ostrevent, dit Geoffroy de Bouchain épouse Yolande de Wassemberg, veuve alors de Bauduin III de Hainaut. " Le fils de Godefroid II d'Ostrevent, Godefroid III d'Ostrevent, perdant son fils trop tôt, revend une part de ses terres à son demi-frère Bauduin IV dit d'Edirne, comte de Hainaut. Quant à son frère cadet, Hugues II d'Ostrevent, il est dit d'abord de Valenciennes puis, suite à la vente ci-dessus, sera dit de Denain (selon Ferdinand Ignace de Malotau de Villerode). Il aura deux fils : le premier, Jean, meurt en 1202 (inhumé à Denain, église des Dames Chanoinesses), le second sera Étienne de Denain et aura, en épousant Rose de Mons, une postérité qui reprendra la seigneurie de Hainin, petit village près de Mons. Celle-ci fera souche en prenant le nom de Haynin, toujours représentée au XXIe siècle (sous les orthographes de Haynin en France et de Hennin en Belgique : actuellement la branche aînée est celle de Hennin de Boussu Walcourt et les deux cadettes de Haynin de Bry et de Haynin d'Aire).Ribemont est alors perdu par la famille, passant par mariage dans celle de Moy.
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